15.11.2007

L'expérience « blog »…

Après quelques semaines de silence, je prends la décision de fermer ce blog, aimablement mis à disposition par la Tribune.

Ce qui m'avait séduit, en acceptant d'ouvrir un blog durant la campagne électorale des élections fédérales, c'était l'idée de faire connaissance avec ce nouveau mode de discussion, d'échanges rapides que permet le net et des thèmes de discussion souvent plus nombreux durant cette période.

J'aime écrire, pourquoi ne pas faire partager mes idées, lancer des débats et poursuivre à plusieurs des réflexions personnelles ?

Quelle déception ! Parmi tous les commentaires reçus, deux ou trois au maximum partageaient cette volonté d'échange et de dialogue. Le reste ne fut qu'invectives, à mon égard, à l'égard des femmes, à l'égard des élus verts. Que n'a-t-on pas mis en doute, ma sincérité, mes convictions et j'en passe et tout cela bien entendu sous le couvert d'un triste anonymat.

Grande adepte du débat, je n'ai que peu de goût pour la polémique et aucun intérêt pour la méchanceté et la bêtise anonyme.

Un trait féminin ? Peut-être lorsque je constate le peu de blogs écrits par des femmes, cela me laisse songeuse.

Ainsi et malgré la bienveillante sollicitation de M. Mabut à poursuivre l'exercice, je préfère fermer ce blog et poursuivre la discussion ailleurs, là où le débat prend tout son sens et où mes contradicteurs n'avancent pas masqués !

Fabienne Bugnon

Sale temps pour les femmes

La magnifique ascension des Verts suisses et genevois en particulier et la belle élection de Robert Cramer, Ueli Leuenberger et Antonio Hodgers dont nous nous réjouissons toutes et tous ne doit pas occulter un fait important.
La délégation que les Verts genevois envoient à Berne est 100% masculine, comme l'est déjà notre représentation au Conseil d'Etat, ce qui ne correspond pas franchement aux principes des Verts, attachés à l'égalité et à la parité.
Pourtant, le parti a fait tout juste, une liste paritaire composée de quatre femmes et de quatre hommes, une alternance homme, femme, et une tête de liste annoncée comme bicéphale.
Le problème viendrait donc de l'électorat des Verts qui ne choisit pas encore spontanément les candidatures féminines ?
Ce qui est certain en tout cas, c'est que l'électorat favorise des personnes connues dont la visibilité médiatique est assurée. Ainsi nos trois élus disposaient de la fonction idéale pour bénéficier de cette vitrine médiatique.
A titre personnel une analyse rapide démontre que même en tête de liste, sans fonction élective je ne pouvais que difficilement régater et que mon score tout de même très élevé est à mettre en lien avec mon activité professionnelle, qui me donne une visibilité certaine. Mais cette notoriété s'exerce dans d'autres milieux plus féministes qu'écologistes. Ce qui a certes amené un nouvel électorat et donc de nouvelles voix contribuant ainsi au succès de la liste, mais qui ne m'a pas permis de passer l'épaule.
Une réflexion s'impose ainsi aux Verts. Comment assurer une continuité et une relève, féminine notamment, si le simple fait de s'éloigner quelques années de la politique institutionnelle suffit à faire oublier des années d'engagement constant ?
Ce qui est également intéressant à observer, c'est la parité absolue et réjouissante du groupe des Verts issu des élections au Conseil national. Et ceci malgré les majorités masculines des cantons de Genève et Vaud ; il y a donc certainement des enseignements à tirer auprès de nos collègues alémaniques.
Doit-on engager des mesures positives spécifiques en faveur des femmes telles que prises par nos collègues vaudois qui ont doublé le nom d'Adèle Thorens assurant ainsi son élection?
A soumettre à notre réflexion également, la décision du WWF de ne pas soutenir certain-e-s candidat-e-s Vert-e-s au simple motif qu'ils et elles n'avaient pas traité de dossier avec eux durant cette législature (!).
Finalement, des regrets bien sûr, mais pas d'amertume de ma part, juste la volonté de poursuivre sereinement et avec assiduité la réflexion sur l'égalité, mais aussi sur la place des femmes en politique. C'est ainsi que les Verts montreront qu'au-delà des textes et des principes, ils sont farouchement attachés à ce que l'égalité se réalise dans les faits.
Et enfin une grande reconnaissance aux militant-e-s qui ont soutenu activement notre liste et animé de très nombreux stands !

Élections 2007 :

  • 29% de femmes au Conseil National
  • 16.21% de femmes au Conseil des États (certains cantons ont un deuxième tour)

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28.09.2007

Rassemblement de soutien aux opposants Birmans


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27.09.2007

Réchauffement climatique et climat politique

En cette période de rentrée, lorsque vous demandez aux gens que vous croisez, comment se sont passées leurs vacances, il y a neuf chances sur dix qu'ils évoquent la météo, reléguant au second plan, les découvertes et les bons moments passés.
Il faut avouer que cette année à part quelques chanceux qui sont passés entre les gouttes, les intempéries étaient au rendez-vous de nombreux vacanciers et la Suisse n'a pas été épargnée.

Il y a 25 ans, un groupe d'amis un peu idéalistes, fondait le parti écologiste. Bien que peu attirés par la politique institutionnelle et les longs débats stériles, ils et elles prenaient conscience que leur discours devait être entendu et qui sait, partagé, dans les sphères politiques et les lieux de pouvoir.

Ils et elles parlaient déjà de planète en surchauffe, d'abondance de déchets, de pénurie programmée d'énergie et de bouleversements climatiques.
Mais, il y a un quart de siècle, ce discours n'avait que peu d'échos. Qui étaient donc ces empêcheurs de tourner en rond qui prétendaient que nos modes de vie excessifs étaient contraire à l'indispensable solidarité entre les pays du Nord et du Sud et incompatibles avec la survie de la planète.
Foin de conscience, les restrictions d'après-guerre disparaissaient, l'argent était là et l'investissement se faisait au coup par coup; le thème du développement durable était tout simplement inconnu, pour ne pas dire incongru.

25 ans plus tard, les thèses sont malheureusement confirmées, les énergies fossiles se raréfient, les manifestations de dérèglement climatiques se multiplient et s'amplifient progressivement et les consciences enfin s'aiguisent.
Aucun triomphalisme ne trouve sa place dans ce constat, seul un immense regret d'avoir perdu tant de temps, d'avoir si mal investi et au fond d'avoir précipité les dégâts par des comportements toujours plus débridés et une consommation excessive peu respectueuse de l'environnement.
Et voilà que, bon an, mal an, la consommation d'énergie primaire atteint aujourd'hui en Suisse plus de 5000 watts par habitant, contre 2000 en 1960.

Un arrêt sur image s'impose…
Si nous continuons sur ce train de vie, il devient indécent de regarder nos enfants dans les yeux, nous compromettons gravement leur avenir.
Mais les écologistes ne sont pas des pessimistes, ils croient au sursaut et à un retour aux valeurs qui ont caractérisé nos ancêtres et surtout ils chiffrent leurs propositions.
En construisant des immeubles répondant aux normes du label Minergie+, en fixant des normes contraignantes pour les rénovations, en réduisant notre consommation énergétique (éteindre les stand by c'est si simple !), en privilégiant les déplacements en transports publics plutôt qu'individuels, en cessant de mettre sur le marché automobile des chars (oh pardon des voitures !) dangereux polluants et totalement inutiles en ville et en investissant drastiquement dans le développement durable et les énergies renouvelables, nous avons encore une petite chance d'inverser la tendance.
Réduire d'ici à 2020 de 30% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux taux de 1990, c'est possible et même aisé.
C'est un devoir des autorités de mettre des mesures contraignantes en place, mais c'est aussi un devoir de citoyenneté de chacun et chacune d'entre nous de les devancer.
Consommer des produits régionaux de saison pour éviter les trafics absurdes et polluants de marchandises, ne pas laisser couler inutilement l'eau, éteindre les lumières et les ordinateurs, ces petits gestes sont à la portée de tous. Mis bout à bout ils participeront à cette réduction et éviteront définitivement d'avoir recours à de nouvelles centrales nucléaires.

La Suisse a pris des engagements en signant le Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, cela implique des devoirs. Un récent rapport de l'OCDE a par ailleurs démontré qu'en Suisse, le réchauffement climatique provoquera dans les Alpes une augmentation de la température supérieure à la moyenne avec des conséquences importantes non seulement pour la nature mais également pour le tourisme hivernal.
Il y a urgence, mais pas fatalité, une prise de conscience générale et généralisée des constructeurs intégrant le développement durable, des autorités et des parlementaires informés et compétents, additionnés à des comportements individuels respectueux de l'environnement et soucieux des générations futures permettent d'entrevoir une éclaircie.
Souhaitons qu'elle aussi soit durable !

pour visionner le film en lien avec l'image sur les inondations en Suisse centrale, il vous faut télécharger le le programme gratuit Real Player (ici)

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20.09.2007

Défendre la solidarité, résister à la fermeture

Le 24 septembre 2006, le peuple suisse acceptait de durcir les lois à l’égard des migrant-e-s et des requérant-e-s d’asile. Coup de tonnerre, Genève, un canton traditionnellement ouvert et humaniste dans ce domaine et vivant harmonieusement avec ses 39 % d’étranger-e-s, suivait, tel un mouton, la totalité des cantons suisses.
Quelques jours plus tard, dans un tout autre contexte, Moritz Leuenberger, ministre en charge du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, déclarait qu’en matière de production d'énergie, il fallait rester ouverts à toutes les options et les étudier chacune attentivement. Implicitement, l’énergie nucléaire faisait à nouveau partie des énergies possibles, pour autant que la question des déchets soit résolue.
Ces deux événements sans aucun rapport entre eux, si ce n’est le hasard du calendrier, m’ont convaincue que seule une présence renforcée des Verts au Parlement pouvait permettre d’enrayer la machine trop bien huilée des partis gouvernementaux. Venue à la politique par la lutte antinucléaire et portée dès mon plus jeune âge par un idéal de respect des droits humains, la décision s’est vite imposée de participer à ce renforcement des Verts en me portant candidate.

La Suisse, pays d’immigration, terre de refuge des opprimé-e-s ne mérite plus guère ces titres aujourd'hui. La courbe des requérant-e-s d’asile admis-e-s est en perpétuelle régression, l’immigration ressemble toujours plus à un self service de l’emploi et la politique d’intégration se teinte d’assimilation. Si nous n’y prenons pas garde, demain, la diversité culturelle elle-même semblera une notion incongrue.

Le débat sur l’intégration est passionnant et passionné, révélateur qu’il est de notre rapport à l’altérité. J’ai souvent constaté avec émotion à quel point l’action individuelle de solidarité pouvait trancher avec les pires solutions globales d’exclusion. A quel point certain-e-s de nos concitoyen-ne-s pouvaient développer une énergie formidable pour prendre fait et cause pour cet-te étranger-e devenu-e ami-e ou employé-e modèle et, dans le même temps, rejoindre le troupeau hurlant que la barque est pleine et que la Suisse ne peut soulager toute la misère du monde. Mais est- ce vraiment cela qu’on nous demande?
La publication récente de l’Office fédéral de la statistique sur « La population étrangère en Suisse », édition 2006, offre un éclairage intéressant des phénomènes de migration. Les causes de migration et d’immigration sont multiples, parfois choisies, souvent imposées. Il n’y a pas de bons ou de mauvais immigrés et rien n’est plus détestable que cette hiérarchie des motifs qui permet de déclarer qu’un migrant économique est un profiteur. Les tragiques images de l’immigration africaine dans des bateaux ou des camions ressemblant à des bétaillères devraient à elles seules nous rappeler que peu nombreux sont celles et ceux qui migrent par plaisir.

Pour les Verts, les récents durcissements des lois concernant les étranger-e-s sont de redoutables machines à trier pour mieux exclure et il y a malheureusement fort à parier que ce durcissement va se poursuivre. Preuve en est la mansuétude face à des campagnes de l’UDC toujours plus xénophobes et repoussantes. La dernière affiche représentant trois moutons blancs rejetant un mouton noir hors des frontières suisses donne la nausée, mais cela n'empêche pourtant pas les journaux d'en accepter la publication.
Durant la prochaine législature, nous nous engagerons encore et toujours pour une immigration respectant les droits humains et refusant toute attitude discriminatoire envers telle ou telle région du monde. Celles et ceux qui fuient la guerre, des conditions économiques ou environnementales désastreuses doivent trouver accueil en Suisse. Ceci implique pour la Suisse d’étendre la libre circulation des personnes en vigueur pour les ressortissant-e-s de l’Europe aux citoyen-ne-s du monde. Cette ouverture implique bien sûr un cadre juridique, notamment pour éviter l’exploitation et le dumping salarial, et les Verts ne s’opposent pas aux règlementations, pour autant qu’elles n’aient pas un caractère arbitraire, discriminatoire ou excluant.
En parallèle, cela implique aussi et surtout un engagement volontaire et beaucoup plus marqué de la Suisse en matière d’aide au développement. Prévenir l’immigration forcée, c’est anticiper, c’est agir de manière proactive. Notre politique d’aide au développement est surtout menée de manière réactive, en cas de catastrophes par exemple. C’est bien, c’est un indispensable devoir de solidarité, mais ce n’est pas suffisant.
En acceptant et en cautionnant la construction d’ouvrages pharaoniques dans des régions à forte densité de population, qui signifie la destruction de l’habitat et des cultures des autochtones, nous nous rendons responsables de cette immigration forcée. A titre d’exemple, l’octroi par la Suisse d’une garantie des risques à l'exportation aux entreprises qui construisent le barrage d’Ilisu en Turquie va permettre à un projet des plus controversés sur le plan social et environnemental de voir le jour.

En luttant ici et maintenant contre une mondialisation débridée, en proposant des mesures drastiques pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, en se battant pour réduire le trafic de marchandises à travers le monde et en réclamant un développement respectueux et durable, les Verts s’engagent à réduire les inégalités entre le Nord et le Sud, principales causes d’immigration forcée.

Les Verts appellent de leurs vœux une politique d’aide au développement généreuse et intelligente et un autre regard sur la politique d’accueil. C’est sur la base de notre résistance aujourd’hui à la politique de fermeture pratiquée par la Suisse que les générations futures nous jugeront.

Brecht disait : « Qui a oublié le passé sera appelé à le revivre. » Souvenons-nous qu’aux plus sombres heures de l’Histoire, ce sont des résistant-e-s qui ont évité à des migrant-e-s une mort certaine, prématurée et atroce. Prendre la décision de ne pas accueillir des étranger-e-s venant de certaines régions du monde, c’est aussi se rendre complices de leur mort.

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18.09.2007

« Face aux partis »

Deux journalistes de la Radio suisse romande décortiquent le programme des Verts dans l'émission "Face aux partis".

» écouter l'émission

pour écouter l'émission, il vous faut télécharger le programme gratuit Real Player (ici

18:01 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

14.09.2007

Signez et faites signer l'initiative climatique

Samedi 15 septembre, Journée nationale de récolte de signatures pour l'intiative climatique, je serai à deux stands à Genève, pour faire signer cette initiative :

  • De 12h30 à 14h30 au Marché aux Puces
  • De 15h à 17h à la Place du Molard

Je me réjouis d'ores et déjà de vous y retrouver !

 

» sur l'initiative climatique 

18:53 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

11.09.2007

« Prévenir les suicides à tous les âges de la vie »

Lundi 10 septembre, 1283 bougies se sont allumées à Genève aux Bastions et simultanément dans les autres grandes villes de Suisse pour nous rappeler brutalement, pour nous empêcher d’oublier, que le suicide reste la cause principale des décès des jeunes entre 15 et 24 ans et qu’en 2004 en Suisse, tout âges confondus, 1283 personnes se sont données la mort.

1283 personnes qui ont choisi de quitter ce monde, c’est aussi 1283 bébés qui sont venus au monde sans que rien à cet instant ne les prédispose à un départ anticipé de la vie.
Penser que le suicide est héréditaire ou qu’il intervient dans des milieux défavorisés est erroné et fait partie des préjugés liés au sucide, véhiculés à tort et que la Journée Mondiale de prévention du suicide entend combattre.
D’ailleurs, si l’on pouvait déterminer de manière si claire les risques de suicide , la prévention en deviendrait elle aussi plus aisée, ce qui n’est pas le cas.
Les causes du suicide restent multiples et insaississables, quels parents par exemple ne se sont pas senti sécurisés après que leur enfant ait traversé une adolescence sans trop de troubles, sans trop d’idées noires, se sont retrouvés totalement démunis lorsque le malaise est survenu plus tard, avec parfois une issue tragique.
Stop Suicide qui nous réunit chaque année depuis le début de ce nouveau millénaire mérite notre soutien et notre engagement total. Grâce à elle, grâce à ces jeunes qui parlent aux jeunes, des suicides ont pu être évités, d’autres le seront encore.
Grâce à elle, grâce à ces jeunes qui ont forcé les portes, notamment de leurs écoles pour parler de prévention du suicide, du tabou dans lequel il était encore totalement plongé il y a sept ans, le suicide est devenu un sujet que l’on ose aborder en public. J’ai, pour ma part, toujours rejeté l’argument du risque de « contagion ». Le suicide n’est pas un acte banal ; oser en parler ne signifie pas l’accepter bien au contraire. Cela permet d’affirmer que le suicide n’est jamais une solution, qu’il ne représente pas un acte de courage. Qu’il n’y a pas de fatalité et qu’à aucun moment il ne peut être reconnu comme un acte de défi.
En existant et en menant cette prévention, Stop Suicide nous a sorti du déni. 1283 suicides en 2004 et ce n’est pas une année statistiquement différente des autres et pour ces 1283 morts combien de tentatives et combien de suicides lents par addiction ?
Ce n’est pas qu’en 2004, c’est chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour que des jeunes et des moins jeunes n’arrivent plus à affronter la dureté de la vie, n’arrivent plus à surmonter seuls leurs difficultés. La Journée mondiale de prévention du suicide est là pour leur dire et leur rappeler que l’on est jamais tout à fait seul, que la main tendue n’est pas loin, que tout est surmontable et que des forces inconnues sommeillent au fond de chacun et chacune d’entre nous, prêtes à être actionnées, encore faut-il le savoir, encore faut-il le vouloir.
Il faut dire et redire autour de nous que la vie mérite d’être vécue et que le soutien existe. A Genève il prend la forme de Stop Suicide, de la Main tendue, de divers groupes de parole, de services et d’institutions dépendant des Hopitaux Universitaires Genevois, mais on le trouve aussi parfois sous la forme toute simple de proches, de la famille, de camarades de classe, de collègues de travail.
Mon message s’adresse à vous ou plutôt à nous que j’appellerai simplement « les proches », les copains et copines qui n’ont rien vu venir, les parents broyés par le chagrin et la culpabilité : il faut accepter que la décision difficile et parfois sentie comme impérative de quitter ce monde s’est faite à votre insu.
S’il n’y a pas comme je l’ai rappelé plus haut de milieu social favorisant le suicide, il y a pourtant et les stastiques sont là pour le prouver, des sociétés qui sont plus ou moins confrontées au suicide, c’est le cas de la Suisse notamment qui affiche un taux de suicide élevé et c’est en cela qu’il s’agit d’un problème de santé publique qui implique que sa prévention soit considérée comme prioritaire par les politiques publiques.
Cela passe par des campagnes de prévention, par des soutiens à des associations de terrain, par la sensibilisation différenciée des publics cibles. « Prévenir les suicides à tous les âges de la vie » est le slogan de cette année, il indique clairement que le message que l’on doit adresser à ce jeune qui pense que la vie ne mérite pas d’être vécue, n’est pas tout à fait le même que celui qui s’adresse à ce quinquagénaire qui pense que sa vie doit être interrompue avec la perte de son emploi ou de ses repères familiaux.

La prévention c’est aussi rendre le suicide plus difficile, à nous parents de surveiller que l’accès à nos pharmacies ne soit pas trop aisé, à nous citoyennes et citoyens avec l’appui de nos autorités, à prévenir la violence sous toutes ses formes, et en particulier la violence domestique qui plonge les foyers dans le désarroi, à nous également de dire que nous ne voulons plus que dans un tiers des foyers suisses, une arme soit à disposition prête à donner la mort ou prête à enlever sa propre vie.

Finalement la culpabilité est inutile car elle laisse croire que la responsabilité n’est qu’individuelle, alors que d’évidence elle est collective. L’écoute par contre reste individuelle et une personne qui parle de son sucide doit en tout temps être prise au sérieux, entourée et orientée.

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08.09.2007

Notre objectif est de renforcer la gauche au gouvernement

Entretien paru dans Le Courrier (quotidien humaniste et progressiste) du 7 septembre 2007, mené par Virginie Poyetton :

 

Après plus de dix ans d'absence, Fabienne Bugnon a décidé de faire son retour sur la scène politique fédérale. Ancienne conseillère nationale et députée au Grand Conseil, la responsable du Service pour la promotion de l'égalité entre homme et femme de Genève est présentée en deuxième de liste par les Verts genevois, juste après le sortant, Ueli Leuenberger. Petit tour d'horizon de l'histoire et des ambitions du parti avec la candidate.

 

Après un petit recul dans les années 1990, le Parti écologiste n'a fait que progresser sur le plan national. Comment expliquez-vous ce succès?
Fabienne Bugnon : Au départ, nous étions considérés comme un parti monothématique, constitué d'idéalistes. Nous n'étions pas toujours pris au sérieux, sans déranger pour autant; le thème de l'écologie n'effrayait guère à l'époque et n'avait que peu de résonnance dans le milieu politique. Aujourd'hui, les choses ont changé. Nous sommes reconnus pour notre travail et notre sérieux. Surtout, notre engagement est tout sauf monothématique. Car ce qui nous préoccupe, c'est l'être humain dans son environnement et non l'environnement de manière abstraite. Nous avons aussi affirmé notre positionnement sur l'échiquier politique. Dans les années 1990, beaucoup de gens du parti se disaient préoccupés par l'environnement, sans forcément partager les valeurs de la gauche. Il était important de nous situer clairement. Cela nous a peut-être coûté une partie de l'électorat, mais on en a gagné une autre en améliorant la lisibilité de notre ligne. On a aussi élargi notre projet politique en faveur des droits humains, de la politique sociale, européenne et internationale.

 


 

» lire la suite de l'entretien sur le site Internet du Courrier

» blog Fédérales 2007 Le Courrier / La Liberté

(source photo : J.-P. DI SILVESTRO, Le Courrier)

19:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

03.09.2007

Pour la protection face à la violence des armes

Il est difficile de ne pas se sentir interpelée par la violence. Suivant fidèlement l'évolution de la société, elle se développe, change de formes, s'adapte et se modernise, mais ne diminue pas. Ainsi aujourd'hui, il n'est pas rare qu'elle s'exprime tout à fait gratuitement sans mobile apparent, par le simple désir d'affirmer une domination à travers les coups.

Il en est ainsi de ces bandes organisées qui occupent leurs soirées à rechercher la victime potentielle sur laquelle ils vont pouvoir se défouler.

Il en va ainsi également au sein de la famille où la violence à l'égard des plus faibles physiquement, femmes, enfants, personnes âgées, permet d'asseoir une domination qui n'arrive pas à s'exprimer ailleurs, ni à se manifester autrement.

De tout temps et en tous lieux, des femmes ont subi de la violence. Pas d'agresseur type, pas de victime désignée, les statistiques sont là pour rappeler que la violence conjugale frappe indistinctement de la situation sociale et de la nationalité.

 

 

Grâce aux différentes recherches qui ont permis de mettre des chiffres, grâce au travail de Sisyphe menée par les associations œuvrant dans l'aide aux victimes, la violence conjugale est sortie des murs privés. Le foyer, lieu à risques est enfin devenu un endroit où tout n'est pas autorisé et où l'ingérence est permise.

Depuis l'année 2004, en Suisse la violence conjugale est poursuivie d'office, libérant ainsi d'une plainte souvent lourde à déposer, des femmes, des mères, des amantes. Le canton de Genève s'est également doté d'une loi cantonale fin 2005, permettant d'éloigner l'agresseur du domicile conjugal et mettant ainsi fin, dans la loi en tout cas, à la galère des femmes fuyant avec leurs enfants vers d'improbables places dans des foyers d'accueil.

 

 

Malheureusement, on blesse, on viole, en tue encore. L'Espagne de Zappatero qui a fait de la prévention de la violence conjugale une priorité de son gouvernement enterre presque deux femmes par semaine, la Suisse une soixantaine par année, ce qui place, dans notre pays, la violence conjugale comme principale cause des homicides.

Que dire et surtout que faire et comment prévenir cette folie meurtrière ?

Il nous faut constater que la répression, sans prévention n'est pas suffisante. Le nouveau débat qui s'ouvre aujourd'hui avec le lancement de l'initiative "Pour la protection face à la violence des armes" est peut-être un élément de réponse.

Aujourd'hui, plus de deux millions d'armes se trouvent dans les ménages suisses, soit dans un tiers des foyers !

En limitant drastiquement leur détention, on peut sauver des vies et diminuer nettement le risque de menaces avec une arme à feu dans les situations de violence domestique.

Je vous recommande de signer et de faire signer l'initiative populaire "Pour la protection face à la violence des armes"

Lien : www.protection-armes.ch CCP 60-135796-9

http://www.stopsuicide.ch/-Initiative-

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